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Dans la proposition de Ettore Labbate, est restituée non une succession chronologique de l’histoire des Labdacides, soit d’abord celle du père puis celle de la fille, mais une « consécution » poétique – et une exactitude historique - de l’écriture des tragédies par Sophocle, soit Antigone en 442 puis Œdipe en 430 avant JC.
En vérité, c’est plutôt la perspective d’une remontée vers la source ou vers le pré-tragique comme une scène antérieure, un jadis indéterminable où formulations, identités et espaces se heurtent et se dissolvent jusqu’à mettre la représentation en échec de représentable. Un archaïque puissamment érotique empreint de sang et de semence que couve et contient à la fois la tragédie, temps d’avant le temps que chante la poétique, théâtre antérieur d’avant la scène, cette scène originelle et unique que le présent du théâtre, sa re-présentation, rend ob-scène, comme jetée là devant faute de quoi, jeté là devant en cadavre en proie aux oiseaux
Création dans le cadre du projet "Sophocle machina memorialis" conventionné par la Direction régionale des Affaires Culturelles de Haute-Normandie/Ministère de la Culture Avec l'aide du Conseil régional de Haute Normandie, du Conseil Général de l'Eure, de la Ville d'Evreux et du Fonds Social Européen.
Co-production : Le Passage, Centre de création artistique de Fécamp, Le Volcan / Scène nationale du Havre.
Production : Théâtre Méga-Pobec - Evreux.