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PLAN K /Tracé 1 (durée 30 minutes)
Représentations : septembre 2009 - Reprise : avril 2010 au CHS Navarre, Evreux, 3ème étage du bâtiment central (ancienne communauté des Sœurs)
Avec : Marie Crouail, Emmanuel Fleitz, Jean-Pierre Brière, Mani Mungaï
Conception artistique : Jean-Pierre Brière
Accompagnement sonore : Didier Préaudat
Remerciements au service Imagerie Résonance Magnétique du CHU de Rouen et à l'équipe technique de la Scène Nationale Evreux-Louviers.
Plan K /Tracé 1 a été présenté en juillet 2009 à l'espace Jeanne Laurent, dans le cadre de l'hommage rendu à Bernard Marie Koltès par le festival d'Avignon Off et compagnies.
Premier tracé, premier sondage «d’un champ de coton dans lequel on se promène, nu, la nuit».
Sondage aléatoire, plus préoccupé à appréhender la ou les natures du sol, qu’à prétendre en connaitre prématurément la composition.
Ici on se méfie de l’histoire, on éloigne les aprioris, on se met à l’œuvre sans savoir véritablement de quel ouvrage il s’agira, autrement dit, on reconnait ne pas connaitre « ce qui maintient la brute, et la maintiendra encore pour des éternités, à distance de la demoiselle » qui peuple le monde.
Ici on ne verra rien d’une pièce, en tout ou partie, qui aurait pour titre : « Dans la solitude des champs de coton », on n’entendra du texte qu’en creux, on ne saisira rien qui ne tombe sous le sens autre que la sensation d’une probabilité.
C’est cet espace d’herbes folles, de culture abandonnée, de cailloux, un espace laissé brut et vierge, avant l’envahissement des grues et des pelleteuses, avant que ne se dresse l’édifié, que foule du pied ce premier tracé.
Vaille que vaille, le tracé 1 de Plan K. écrit, met en mots et en mouvements une intuition préambulaire, dans un format réduit dont on se plait à penser qu’il procède « comme un poids dont il faut que je me débarrasse sur quiconque, homme ou animal, qui passe devant moi ».